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COURRIERS ADRESSES A MONSEIGNEUR JORDAN

Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /2006 18:07
Monseigneur Thierry JORDAN

Archevêché de Reims

3, rue du cardinal de Lorraine

51100 REIMS





Courtagnon, le 8 décembre 2003




Monseigneur,



Depuis votre entretien avec J-P C au mois d’octobre, nous nous sommes

mobilisés pour faire savoir votre volonté de connaître le nombre de

personnes du diocèse souhaitant bénéficier de l’application du Motu Proprio

« Ecclesia Dei afflicta » à Reims. Aujourd’hui, vous avez certainement une

vision plus précise non seulement quantitative, mais certainement aussi sur

notre état d’esprit.


En effet, c’est à travers vous en fidélité au Pape Jean-Paul II et nous appuyant

sur les encouragements nombreux venant de Rome, que nous vous

demandons de bien vouloir nous accorder la Messe du dimanche selon le

rituel de 1962.

Nous sommes convaincus que vous accueillerez avec bienveillance notre

désir de vivre dans l’Eglise avec les rites liturgiques du Missel, dit de saint Pie

 V.


Par ailleurs, nous serions particulièrement honorés si vous acceptiez de venir

en parler avec nous lors d’un dîner. Dans ce but, je me permettrai de vous

téléphoner dans les prochains jours pour voir ensemble la date qui vous

conviendrait le mieux.


C’est dans cet esprit que nous vous assurons de nos prières à vos intentions

et pour le diocèse tout entier et que nous vous prions d’agréer, Monseigneur,

l’expression de nos sentiments respectueux.




Suite à ce courrier, Monseigneur JORDAN est venu diner chez l'un de nos membres. La soirée fut cordiale et agréable jusqu'au moment où LE sujet de la Messe selon le rite de saint Pie V à Reims a été abordé. En effet, nous avions identifié plus de 70 courriers adressés à Monseigneur JORDAN lui demandant l'application du motu proprio Ecclesia Dei. Chaque courrier a été balayé par notre archevêque (les fidèles des Ardennes sont trop loin!, telle personne a recopié le modèle, telle autre a simplement signé le modèle,....) pour que finalement seuls 3 lettres soient retenues!
Monseigneur JORDAN  a alors affirmé que pour 3 personnes, il ne donnerait pas suite.







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Samedi 1 juillet 2006 6 01 /07 /2006 16:55

                                                                                              Reims, Le 26 janvier 2004

 
 
 
 
Monseigneur
 
 
 

Permettez-nous tout d’abord de vous remercier de l’honneur que vous nous avez fait en acceptant notre invitation du 23 janvier. Notre rencontre avait pour objectif de discuter ensemble de l’application éventuelle du Motu Proprio « Ecclesia Dei Adflicta » à Reims.

 
 

Suite à cet entretien, comme vous avez pu le constater, nous sommes profondément déçus. C’est pourquoi, nous croyons nécessaire de vous faire part de quelques éléments:

 

1. Lors de l’entretien du mois d’octobre, vous nous avez opposé le peu de demandes de Messe selon le rituel de 1962 reçues par vous. Nous avons donc fait envoyer des courriers individuels, vous nous reprochez aujourd’hui une « pétition ».

En ce qui concerne le chiffrage, nous vous avouons notre incompréhension après avoir refait le point sur les éléments que nous possédons. Vous nous aviez, en effet, affirmé que sur les 58 courriers reçus, seuls 3 trouvaient grâce à vos yeux car c’étaient les seuls à être motivés. Nous vous joignons le tableau récapitulatif. Vous pourrez constater par vous même que le résultat n’est pas du tout le même. D’autre part, nous ne comprenons pas l’exclusion des autres courriers.

Ce nombre de personnes vous ayant écrit en à peine deux mois, grâce à une simple circulaire est à notre avis vraiment important. Vous connaissez très certainement l’enquête IPSOS d’avril 2001 concluant que 42.4% des catholiques sont favorables à l’autorisation du rite de 1962 et 60.9% y assisteraient volontiers.

En outre, nous connaissons directement une vingtaine de familles intéressées mais qui n’ont pas osé vous écrire.

Enfin, vous nous avez dit que « ceux des Ardennes» , pourtant membres à part entière du diocèse, « ne comptaient pas « . Ils sont pourtant prêts à se déplacer.

 
 

2. Quand nous vous avons fait part de notre souffrance, vous l’avez déclarée « impossible« . Vous nous avez dit que nous n’étions pas des martyrs. Nous le reconnaissons bien volontiers, mais nous pensions cependant pouvoir attendre de la part de notre pasteur un peu plus de compassion!

En effet, vous pensez qu’il n’y a pas de problème à Reims parce que « certaines parties de la Messe de 9 heures 30 à la cathédrale sont chantées en grégorien, ce qui a permis d’aplanir les tensions et de sauvegarder un patrimoine« . Mais vous refusez de considérer que nous sommes attachés à un rite et non à une manière de chanter. Nous nous en réjouissons, mais là n’est pas l’objet du Motu Proprio qui requiert des évêques et de tous ceux qui ont un ministère pastoral dans l’Eglise « une application large et généreuse des directives données en leur temps par le siège apostolique pour l’usage du Missel romain selon l’édition typique de 1962 ».

De plus, chaque année, le nombre des personnes assistant à la Messe de la Fraternité Saint Pie X à Reims augmente sensiblement, une centaine il y a 5 ans, 250 aujourd‘hui. A ce sujet, quand certains d’entre nous, à bout de leur résistance, se disent prêts à aller malgré eux à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, vous leur répondez: « si vous voulez, vous pouvez claquer la porte », alors que juste avant, vous nous demandez de les ramener en disant qu’ils se sont égarés.

Par ailleurs, vous refusez de nous accorder la Messe selon le rite de 1962 parce que vous ne voulez pas que les paroisses se vident. Ce qui n’est le cas dans aucun des diocèses dans lesquels ce rite est autorisé.

Enfin, vous nous avez dit que vous ne vouliez pas que des fidèles de la Fraternité saint Pie X puissent assister à une Messe autorisée sans avoir au préalable signé votre profession de Foi. Et vous nous demandez à nous de ramener ces personnes, sans pouvoir d’aucune manière les assurer qu’elles bénéficieraient de l’application du Motu Proprio « Ecclesia Dei Adflicta » selon les vœux du Pape Jean-Paul II. Cela rend à la fois onéreuse leur démarche de réintégration dans l’Eglise - alors que le Motu Proprio demande de leur »faciliter la communion ecclésiale »- et ne garantit pas « le respect de leurs aspirations »

 

3. Vous avez voulu nous convaincre que ce Motu Proprio était une permission temporaire pour amener les fidèles ayant des difficultés à passer de l’ancien rite au nouveau. Nous ne spéculons pas, quant à nous, sur cette interprétation du Motu Proprio, qui n’est certes pas obvie et semble en contradiction avec le fait que des prêtres et même un évêque sont ordonnés pour ce rite. De plus, l’acceptation définitive des statuts de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre en 2002 montre au contraire le caractère durable des dispositions prises par le Saint Père.

 

D’autre part, vous en avez d’ailleurs été surpris, mais aucun de nous n’avait reçu une éducation dans ce qu’il est convenu d’appeler le « milieu traditionnel ». Au contraire, c’est la liturgie selon les normes en vigueur avant le Concile Vatican II qui nous a permis de découvrir mieux et d’aimer l’Eglise.

 

A l’issue de ce courrier, nous ne pouvons que vous rappeler notre immense peine devant votre refus de prendre en considération notre vraie fidélité à l’Eglise, à son Chef et à son enseignement depuis 1988 pour étudier la question de l’application du Motu Proprio « Ecclesia Dei Adflicta » à Reims. Cependant, nous voulons rester convaincus que votre souci de pasteur ne restera pas insensible à notre démarche.

 

C’est avec une grande confiance en Notre Seigneur et en sa Sainte Mère, que nous avons l’honneur de vous présenter, Monseigneur, l’assurance de notre haute considération.

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Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /2006 17:02

A la demande d'un nombre important de nos visiteurs et des personnes qui soutiennent notre action, nous avons une nouvelle fois écrit à Monseigneur JORDAN. Vous trouverez ici le courrier que nous lui avons fait parvenir.


COLLECTIF POUR LA PAIX LITURGIQUE A REIMS ET CONTRE L’EXCLUSION

DANS L’EGLISE

A tous ces fidèles catholiques qui se sentent attachés à certaines formes liturgiques et disciplinaires antérieures de la tradition latine, je désire aussi manifester ma volonté - à laquelle je demande que s'associent les évêques et tous ceux qui ont un ministère pastoral dans l'Eglise - de leur faciliter la communion ecclésiale grâce à des mesures nécessaires pour garantir le respect de leurs aspirations.

Jean-Paul II- Motu Proprio « Ecclesia Dei Adflicta » du 2 juillet 1988

 
 

                                                                                          Reims le 11 juillet 2006

 
Monseigneur,
 
 

Depuis des années maintenant un nombre toujours croissant de fidèles du diocèse de Reims vous sollicite pour obtenir l’application du motu proprio « Ecclesia Dei Adflicta » à Reims. Jusqu’à aujourd’hui, vous avez considéré que cette mesure ne se justifiait pas et avez donc repoussé les demandes que vous avez reçues.

 

Pourtant, c’est toujours avec piété filiale que nous revenons vers vous pour renouveler notre supplication d’instaurer cette paix liturgique qui ferait tant de bien à l’Eglise qui est à Reims. Vous obtiendriez la reconnaissance de ces catholiques qui veulent rester unis à leur Archevêque en bénéficiant du rite qui les aide à progresser vers la sainteté. Plusieurs sensibilités peuvent tout à fait évoluer dans le diocèse en une vraie unité dans la diversité. Nous croyons fermement qu’en cela, nous répondons aux demandes de nos derniers Papes, Jean-Paul II et Benoît XVI quand ils appellent à la nouvelle Evangélisation. Chacun, selon sa sensibilité pourra découvrir chaque jour davantage la richesse des charismes dans l’Eglise.

 

Monseigneur, c’est avec confiance que nous nous adressons à vous. Notre supplication est d’autant plus grande que nous savons que la très grande majorité des fidèles de Reims accueillerait volontiers cette partie du troupeau que nous représentons. Le temps n’est plus où les passions des uns ou des autres rendaient la cohabitation impossible. La plupart des fidèles qui s’adressent à vous à travers nous, n’ont pas connu ces disputes des années 1970. Ils veulent vivre leur Foi dans la sérénité et sous l’aile paternelle de leur évêque.

 

Monseigneur, c’est avec un grand espoir que nous voyons toujours davantage de vos confrères accueillir les fidèles demandant de pouvoir vivre selon les livres liturgiques de 1962. Nous savons qu’ils ne portent pas davantage attention que vous aux besoins spirituels des âmes qui leur sont confiées.

 

Monseigneur, c’est avec le souci de servir l’Eglise que nous vous écrivons aujourd’hui. Servir l’Eglise en représentant ces membres du diocèse qui souhaitent de tout leur cœur vivre dans l’Eglise de ce que l’Eglise permet de leur donner. Ils ne veulent pas croire que les paroles du Pape Jean-Paul II pour les 10 ans du motu proprio (26/10/1998) soient lettres mortes.  

 

Alors, Monseigneur, nous vous supplions d’accorder cette Messe dominicale selon le rite de 1962 à Reims. Nous sommes à votre entière disposition pour en discuter de nouveau avec vous à la date qui vous conviendra le mieux.

 

En vous assurant de nos prières aux intentions du diocèse, nous vous prions de croire, Monseigneur, en l’expression de notre piété filiale par les cœurs de Jésus et Marie.

 
 

Tous les membres du collectif
La ferme du château
51480 COURTAGNON
Tel : 06.31.75.73.94.


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