COLLECTIF POUR LA PAIX
LITURGIQUE A REIMS ET CONTRE L’EXCLUSION DANS L’EGLISE
A tous ces fidèles catholiques qui se sentent attachés à certaines formes liturgiques et disciplinaires antérieures de la tradition latine, je désire aussi manifester ma volonté - à laquelle je demande que s'associent les évêques et tous ceux qui ont un ministère pastoral dans l'Eglise - de leur faciliter la communion ecclésiale grâce à des mesures nécessaires pour garantir le respect de leurs aspirations.
Jean-Paul II- Motu Proprio « Ecclesia Dei Adflicta » du 2 juillet 1988
Reims, le 9 avril 2006
Comme vous le savez, nous rencontrons depuis janvier les fidèles de Reims un dimanche sur deux pour les informer de l’exclusion dont le rite dit de st Pie V fait l’objet dans notre diocèse. Nous leur distribuons notre Lettre ouverte aux fidèles du diocèse de Reims et répondons à leurs questions.
Il nous semble légitime, après deux mois d’activité, de vous informer des résultats de notre action.
- Notre premier réconfort est le bon accueil que nous avons reçu à chaque fois. Un bon nombre de personnes est indifférent, mais une proportion importante nous pose des questions, nous encourage ou encore se porte volontaire pour nous aider. Notre équipe « opérationnelle » s’étoffe, ce qui permet de tourner et donc de ne pas toujours faire appel aux mêmes personnes. De plus, nous avons été émus de l’aide financière que des fidèles de Reims que nous ne connaissions pas, nous ont spontanément apportée. Qu’ils en soient ici encore remerciés. En deux mois, nous avons rencontré les fidèles assistant à une dizaine de Messes dominicales et distribué plus de 3000 lettres ouvertes. Nous pouvons donc aujourd’hui affirmer que l’exclusion des traditionalistes à Reims est enfin connue. Nous avons également découvert au fil des dimanches que cette exclusion choque de nombreux fidèles. Ainsi, Monseigneur JORDAN ne pourra dorénavant plus feindre ignorer, comme il le fait encore, l’existence d’une partie non négligeable du troupeau dont il a la charge.
- Au fil des semaines, nous recevons de nombreux messages de soutien, de lettres de personnes qui nous disent leur souffrance de ne pouvoir vivre leur Foi comme l’Eglise le leur permet (sauf à Reims), mais aussi des courriers de catholiques qui découvrent qu’ils ne sont pas seuls. Ces derniers renforcent notre motivation de poursuivre dans la voie que nous suivons. Ainsi, nous les soutenons et d’autre part, nous découvrons que nous sommes encore plus nombreux que ce que nous imaginions.
- Certains d’entre vous ont appris que la question de l’accueil des traditionalistes dans les diocèses de France a été l’un des sujets abordés officiellement lors de la réunion de la conférence épiscopale à Lourdes. Nous avons été informés que notre action n’est pas totalement étrangère à cet ordre du jour. Nous avons donc gagné une grande bataille. Le sujet est devenu pour les évêques de France, une vraie question à laquelle il faut apporter une vraie réponse. Voici les conclusions données par Monseigneur RICARD, président de la conférence épiscopale : Nous avons voulu faire le point sur l’accueil et la place des groupes « traditionalistes » dans nos diocèses. Dans son motu proprio Ecclesia Dei adflicta de 1988, le pape Jean-Paul II demandait aux évêques de répondre « largement et généreusement » aux demandes de fidèles et de groupes de fidèles souhaitant une célébration de la messe selon le missel de 1962, appelée plus communément « messe de saint Pie V ». Or, depuis plus de 15 ans, la situation a beaucoup évolué. Des demandes nouvelles sont apparues, des sociétés de prêtres nouvelles se sont présentées pour se mettre au service de ces groupes, des jeunes sont entrés dans leurs séminaires, des écoles privées prises en charge directement par des parents se sont créées. Chaque évêque a du faire face pastoralement à cette situation en constante évolution. Notre échange a montré que beaucoup portaient la préoccupation de bien articuler l’accueil de la diversité avec la sauvegarde de l’unité de l’Eglise diocésaine : comment reconnaître la place dans l’Eglise d’une diversité de sensibilités liturgiques et d’animations ecclésiales, sans pour autant contribuer à faire naître des Eglises parallèles qui n’auraient pas de liens entre elles ? Nous sentons qu’il y a là un enjeu ecclésiologique et pastoral important. Nous sommes prêts, comme évêques, à nous engager dans ce vrai travail de communion….
Vous l’aurez compris, notre travail pour obtenir l’application du Motu proprio du 2 juillet 1988 progresse et nous en sommes convaincus, sera couronné de succès. Afin d’accélérer encore cette heureuse issue, nous comptons sur votre aide. En effet, vous pouvez écrire (ou ré-écrire) à Monseigneur JORDAN (3, rue du cardinal de Lorraine; 51100 REIMS ou par mail à eveche@catholique-reims.cef.fr) en nous informant de votre action. Vous pouvez participer à nos tractages et bien sûr, prier pour obtenir de Notre Seigneur la grâce de pouvoir vivre avec le rite qui nourrit le mieux notre Foi, et ce en pleine communion avec l’Eglise.
Si vous désirez obtenir des exemplaires de notre lettre ouverte, n’hésitez pas à nous en demander.
Si vous désirez transmettre ce courrier à des amis, n’hésitez pas. Nous l’éditons à plusieurs centaines d’exemplaires, mais nous ne connaissons pas tous les traditionalistes du diocèse.
En vous assurant de notre prière fervente aux intentions de l’Eglise et du diocèse de Reims, nous vous prions de croire, chers amis, en notre entier dévouement.
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