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Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /2006 22:59


On appelle ainsi le rite de la messe romaine élaboré aux premiers siècles de l’ère chrétienne. Pratiquement fixé au VIIIe siècle, il est parvenu jusqu’à nous en ne subissant, au cours des siècles, que de très légères modifications.

Le mot traditionnel vient du latin tradere, signifiant transmettre. Cette notion de tradition, de transmission, implique deux choses : tout d’abord, la permanence d’une identité substantielle du rite au travers des siècles et, d’autre part, une très lente évolution organique, signe de la vitalité de la chose transmise.

C’est exactement la même chose pour un être humain : il demeure lui-même au cours de sa vie, tout en se développant par une lente maturation. Deux écueils sont ainsi évités : un changement trop rapide ou trop catégorique, mettant en péril l’identité substantielle, et un immobilisme absolu qui serait la négation de la vitalité.

C’est ce rite romain antique de la messe, parvenu jusqu’à nous dans sa vivante fidélité, que l’on nomme assez communément messe traditionnelle. Néanmoins il ne s’agit pas d’affirmer qu’elle serait la seule messe traditionnelle et par conséquent que les rites orientaux ou la messe instaurée par le pape Paul VI ne le seraient pas.

Malgré les bouleversements impressionnants de la structure du missel récent, il a pourtant droit lui aussi à l’appellation de traditionnel dans le sens où le Concile écrit : «Quant à la Tradition reçue des Apôtres, elle comprend tout ce qui contribue à conduire saintement la vie du Peuple de Dieu et à en augmenter la foi ; ainsi l’Église perpétue dans sa doctrine, sa vie et son culte, et elle transmet à chaque génération tout ce qu’elle est elle-même, tout ce qu’elle croit (Dei Verbum, N° 8).»


Mais on peut dire que le rite romain antique est dit traditionnel de façon tout à fait privilégiée, et ceci pour les diverses raisons suivantes :


– parce qu’il a été reçu par tradition ;


– parce qu’il est un témoin particulièrement fidèle de la tradition liturgique de l’Église romaine authentifiée par le Magistère à chaque époque ;


– parce qu’il est un témoin privilégié des monuments liturgiques de l’Église romaine, mère de toutes les Églises et spécialement de celles de rite latin (sans dévaluer les autres familles litur giques, spécialement celles d’Orient).

 

La liturgie traditionnelle est le fruit d’un long développement homogène, continu, ininterrompu depuis des siècles. C’est toujours avec une extrême prudence que les pontifes y ont apporté des modifications car elle est, par-delà les siècles, notre lien avec le Christ et ses apôtres, avec les premiers chrétiens, avec les premiers martyrs. Elle est restée pour l’essentiel identique depuis des siècles, exprimant, aujourd’hui comme hier, la foi du Christ et des apôtres.

Elle oriente les âmes vers Dieu et témoigne de notre adoration envers sa présence réelle :


– par l’orientation du prêtre et de l’autel ;


– par les gestes d’adoration ;


– par le mystère et le silence sacré qui entourent la consécration ;


– par le rite de la communion ;


– par l’usage d’une langue sacrée ;


– par les signes de respect envers l’hostie.

 

Elle affirme le caractère sacrificiel de la messe :


– par les prières de l’offertoire qui montrent le caractère propitiatoire de l’offrande qui est faite ; c’est Jésus-Christ immolé pour nos fautes, afin que la Rédemption s’accomplisse ;


– par les prières du canon.

 

Elle est l’œuvre du Christ à travers son ministre. Le prêtre seul peut offrir ce sacrifice :


– par la distinction nette entre l’action prépondérante du prêtre et celle des fidèles ; les vêtements, les prières prononcées, la place à l’autel en témoignent ;


– par les paroles de la consécration qui ne sont pas un récit, mais une action.

 

L’essentiel de ce qu’est la messe se trouve donc parfaitement affirmé dans cette liturgie.



                                                                  

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Dimanche 11 juin 2006 7 11 /06 /2006 19:57

Enquête Ipsos sur les catholiques et la messe traditionnelle


Les 6 et 7 avril 2001, une enquête d'opinion (référence Catipsos 224) a été réalisée par l’organisme IPSOS, dont la réputation n’est plus à faire, auprès d’un échantillon représentatif de la population française (selon la méthode des quotas) de 1 015 personnes.

À ces personnes, une première question a été posée : « Vous reconnaissez-vous comme catholique ? ». 586 personnes ont répondu par l’affirmative, soit 57,7 % ; au niveau de la population française, c’est un chiffre inférieur au pourcentage des baptisés car la question suppose déjà un certain engagement personnel vis-à-vis de la religion catholique qui écarte de ce sondage les personnes, certes baptisées, mais indifférentes ; c’est donc à ces personnes que les questions du sondage ont été posées. On dispose ainsi d’un outil fiable permettant d’analyser la position des catholiques français, pratiquants ou non, sur les questions que nous exposons ci-dessous.

Deux catégories de personnes sont particulièrement intéressantes à étudier : les moins de 20 ans, parce qu’ils représentent l’avenir et le public a priori le plus éloigné de la question liturgique, et les 60-69 ans parce qu’ils représentaient au moment de la réforme liturgique les forces vives du catholicisme, ceux qui ont participé pleinement à cette réforme, ceux qui étaient censés la réclamer. Il faut noter que c’est parmi les 60-69 qu’on trouve le plus gros pourcentage de personnes se reconnaissant comme catholiques : 84,4 %.

Le thème du sondage est très clair et a été annoncé à chaque interviewé :
« Depuis 1970 la façon de célébrer la messe au sein de l’Église catholique a connu de nombreux changements. Ce sondage est réalisé sur ce thème. »


70,2 % des catholiques pensent que la forme
de la célébration est importante

Question : pensez-vous que la façon selon laquelle est célébrée la messe est quelque chose de…

 
 
Très important............................27,2
}70,2
Assez important..........................43,0
 
 
Peu important..............................19,4
}28
Pas important................................6,6


Le premier aspect abordé par le sondage est celui de la façon dont est célébrée la messe ; il est clair que l’ancien rite est assimilé à un déploiement de gestes, de paroles, de symboles très précis, loin de toute créativité, émotion ou originalité, avec au contraire une atmosphère de mystère sacré. Le rite apparu avec la réforme liturgique au contraire met plus en valeur la personne humaine, l’intelligibilité et la simplicité, la participation personnelle qui nécessairement suppose un engagement humain, de la part du célébrant et des participants, plus important.

Le résultat est sans équivoque. Pour 70,2 % des catholiques, la manière de célébrer la messe est très importante ou assez importante. Ils ne sont que 8,6 % à juger que ce n’est pas une priorité dans la célébration.

Il faut signaler que 80,5 % des jeunes catholiques de moins de 20 ans et 77,7 % des 20-24 ans sont également d’accord pour juger que la façon de célébrer la messe est importante. Seuls 2,8 % des moins de 20 ans pensent que ce n’est pas important, et 5,3 % des 60-69 ans.

On ne peut donc pas dire que les catholiques sont indifférents en matière de célébration liturgique et que ces questions ne concernent qu’une minorité de catholiques plus attachés aux détails qu’au contenu de la messe, aux discours qui y sont tenus… Ils sont sensibles à la forme, et pour cause, car cette forme est une catéchèse : c’est ce que leurs sens voient, entendent, sentent. Les jeunes y sont plus sensibles encore que les personnes d’âge mûr. Qui aurait pensé que les jeunes catholiques étaient attentifs à cet aspect de la célébration ? Ils en ont soucieux, et c’est bon signe.


Beaucoup de catholiques ignorent
encore l’existence du motu proprio

D’après vous, la célébration de la messe traditionnelle (c’est-à-dire telle qu’elle était célébrée avant le concile Vatican II), continue-t-elle d’être autorisée par l’Église catholique ?

 
 

Oui.............................................53,4

 
 
 

Non............................................31,3

}46,6
Ne sait pas................................15,3

Treize ans après le motu proprio Ecclesia Dei, trente ans après la réforme liturgique, presque la moitié des catholiques français ignore que la messe traditionnelle latine est autorisée par l’Église. Pourtant, en 1988, la tragédie d’Écône avait fait la une de tous les journaux ; mais depuis, malgré plusieurs interventions du Saint-Père, en particulier pour les dix ans du motu proprio, et une action quotidienne de la commission Ecclesia Dei, en particulier auprès des évêques, les catholiques français ne sont pas informés de la situation actuelle de l’ancien rite et ils sont même 31,3 % à penser qu’il est encore interdit.

Ce pourcentage est de 38,3 % chez les moins de 20 ans, et surtout de 43,6 % chez les 60-69 ans. Moins de la moitié de la génération qui a vécu la réforme liturgique, et qui est le plus impliquée dans l’Église, pense que la messe qu’elle a connue dans la première partie de sa vie est encore autorisée.

On peut légitimement s’interroger : le motu proprio était destiné à la fois aux fidèles de Mgr Lefèbvre afin qu’ils ne quittent pas l’Église, et aux catholiques qui, se sentant liés aux formes liturgiques précédentes, avaient été désorientés par l’application de la réforme liturgique. C’était une mesure de paix et de charité, pour le bien des âmes. Son annonce aurait dû être relayée, amplifiée, dans les bulletins diocésains, par les organismes officiels de l’Église… mais ce fut au contraire le silence le plus complet : aucune annonce, aucune promotion de ces mesures bienveillantes en dehors des actes du Saint-Siège. Si l’on veut que les fidèles qui restent dans une situation d’attente, de souffrance, puissent paisiblement vivre dans l’Église leur attachement liturgique légitime, il faut que les mesures du Saint-Père soient connues, et surtout qu’on reconnaisse les personnes ou les institutions qui en bénéficient comme des membres à part entière de l’Église.


Seuls 5,4 % des catholiques sont opposés
à une large application du motu proprio

Le droit de célébrer la messe traditionnelle en latin a été confirmé par le pape Jean-Paul II par deux fois, en 1984 et 1988. Cependant, dans de nombreuses églises ou diocèses, cette autorisation n’est pas appliquée.
Personnellement, êtes-vous favorable, opposé ou indifférent à ce que les fidèles qui souhaitent assister à une messe traditionnelle en latin se voient accorder cette possibilité dans les églises ou diocèses où ce n’est pas encore le cas ?

 
 
Favorable.....................................42,4
}94,2
Indifférent....................................51,8
 
 
Opposé...........................................5,4
 

La question posée par le sondage est claire. Il s’agit là très précisément de la question de la liturgie traditionnelle et de l’autorisation de la célébrer par les autorités diocésaines qui, selon la volonté du Saint-Père, sont les autorités décisionnelles qui permettent l’application du motu proprio. La réponse des catholiques français est unanime ! Personne ou presque n’est opposé à ce que les fidèles qui le souhaitent puissent en bénéficier : 5,4 % seulement des catholiques ! Et si l’on étudie la réponse des jeunes : 4,9 % à peine. Le pourcentage le plus bas d’opposition est celui de la génération postconciliaire : 2,3 %. Ces personnes ont connu l’ancien rite, elles ont connu la réforme… et sont aujourd’hui les plus favorables à la liberté pour l’ancien rite. Ce sont des chiffres qui donnent à réfléchir.

Non seulement les catholiques français n’y sont pas opposés, mais 42,4 % sont même favorables à ces autorisations dans les diocèses. On est très loin de ces prophètes de malheur qui mettent en garde contre le risque de division que l’existence de messes selon l’ancien rite provoquerait dans les diocèses. C’est une affirmation fausse et gratuite, complètement démentie par le sondage.

Voilà encore un exemple du bon sens chrétien ; le sensus fidei ne voit évidemment pas de raison pour qu’une liturgie qui comble les aspirations spirituelles de certains fidèles ne puisse se voir effectivement autorisée.


78,1 % des catholiques pensent que la diversité
des formes liturgiques est une situation normale

Le fait qu’il existe aujourd’hui plusieurs formes de célébration de la messe reconnues par l’Église est selon vous…

 
 
Une richesse...................................39,1
}78,1
Une situation normale.......................39
 
 
Un germe de division.........................19
 

Dans le contexte de notre sondage, une telle question n’est pas neutre. Elle concerne évidemment, à la suite des deux questions précédentes, la diversité des formes liturgiques, y compris la forme traditionnelle de la messe latine. On trouve là une totale adhésion à l’affirmation du Saint-Père dans son motu proprio sur la beauté de cette diversité de charismes, de spiritualités et de traditions qui existe au sein de l’Église catholique et qui n’a jamais été considérée par elle comme une division, mais toujours comme un aspect très positif, une véritable richesse qui ne nuit en aucune manière aux uns ou aux autres.
Il n’y a donc que 19 % de catholiques pour trouver que cette diversité est une division, et ils sont à peine 11,5 % chez les moins de 20 ans, ce qui se comprend aisément, vu l’esprit d’ouverture qui est généralement caractéristique de la jeunesse.

Ils sont donc 39,1 % à penser que c’est une richesse ; ce très fort pourcentage, au-delà des 39 % qui trouvent cela simplement normal, montre que l’ensemble des catholiques veut dépasser les clivages habituels qui croient opposer progressistes à traditionalistes, modernes à anciens. On est face ici à une tout autre mentalité que celle qui pouvait régner dans les années soixante et soixante-dix ; il n’est plus aucunement question de faire la chasse à celui qui célébrerait encore d’une manière rétrograde, ou à ces fidèles qui, comble d’archaïsme, voudraient encore communier sur les lèvres. Mais, c’est désormais en terme de richesse que l’on considère autrui.


60,9 % des catholiques assisteraient
volontiers à la messe traditionnelle

Si, personnellement, vous aviez l’occasion d’assister à une messe célébrée dans sa forme traditionnelle, en latin, diriez-vous…

 
 
J’y assisterais certainement.........................25
}60,9

J’y assisterais probablement.....................35,9

Je ne sais pas si j’y assisterais ou non......12,1

 
 
 

Je n’y assisterais probablement pas.........15,9

}25,7

Je n’y assisterais certainement pas............9,8


Cette dernière question met les catholiques français face à une question très pratique ; on pourrait comprendre que, pour des raisons de tolérance et d’apaisement, la majorité des catholiques français soit favorable à ce que les fidèles qui le souhaitent puissent pratiquer comme bon leur semble. Mais les réponses à cette question éclairent un autre aspect : de nombreux catholiques français seraient tout à fait disposés à assister à la messe selon l’ancien rite : 25 % d’entre eux y assisteraient certainement s’ils en avaient la possibilité ! Voilà qui change considérablement les choses quant à la vision que l’on peut avoir du catholicisme français de l’an 2000 : la liturgie traditionnelle n’est pas l’apanage d’un groupuscule au sein du catholicisme mais est appréciée de plus d’un quart des catholiques ; c’est plus qu’un simple courant.
Avec un pourcentage de 6,3 % (« certainement ») et 26,4 % (« probablement ») soit 32,7 %, les moins de 20 ans ne sont pas en reste. C’est là encore un chiffre surprenant : un tiers des jeunes catholiques assisterait volontiers à la liturgie traditionnelle qu’on dit peu moderne, incompréhensible, éloignée des préoccupations des catholiques d’aujourd’hui. Les jeunes ne sont que 16,6 % à dire qu’ils n’y assisteraient certainement pas.
Les 60-69 ans constituent le plus gros pourcentage d’opinions favorables : 38,8 % (« certainement ») et 38,9 (« probablement ») soit 77 % ! À peine 4 % déclarent qu’ils n’assisteraient certainement pas à une messe traditionnelle, c’est le plus faible des pourcentages de toutes les tranches d’âge. Là encore il faut insister : c’est la partie de la population française la plus majoritairement catholique, c’est celle qui a vécu la réforme liturgique annoncée comme une nécessité vitale, et c’est celle qui assisterait le plus volontiers à l’ancien rite.

Au passage, les femmes catholiques, avec 68,7 % d’opinions plutôt positives 28,7 (« certainement ») et 40 % (« probablement »), soit 68,7 % au total (7 % affirmant qu’elles n’y assisteraient certainement pas) sont plus attirées par la messe traditionnelle que les catholiques de sexe masculin (20,6 % « certainement » + 30,8 % « probablement », soit 51,4 % contre 13,2 % « certainement pas »). C’est un phénomène intéressant puisqu’on identifie souvent la nouvelle liturgie à une plus grande spontanéité, à une atmosphère plus fraternelle et donc à une vision plus attirante.


Conclusion

Faut-il le rappeler, les catholiques ne représentent plus aujourd’hui que 60 % de la population, contre 85 % il y a une dizaine d’années. Les jeunes qui se considèrent comme catholiques sont encore moins nombreux, à peine 34,7 % des moins de 20 ans selon notre sondage. Le sondage Figaro-Sofres du 20 décembre 1994 révélait qu’à peine 45 % des catholiques allaient à la messe au moins une fois par an, 26 % se déclaraient pratiquants et 48 % ne croyaient pas à la présence réelle dans l’Eucharistie.

Sans chercher à remonter aux causes de cette situation (« Je suis convaincu que la crise de l’Église que nous vivons aujourd’hui repose largement sur la désintégration de la liturgie […] » écrivait le cardinal Ratzinger dans Ma vie, 1998), il est clair que les catholiques français sont dans leur grande majorité favorables à ce que les fidèles qui souhaitent vivre leur foi à travers la liturgie traditionnelle puissent le faire dans la paix. Ils sont même nombreux à considérer ce rite avec bienveillance et y assisteraient volontiers si cette possibilité leur était offerte.

Quel bienfait spirituel peut-on donc tirer de la non-application du motu proprio ? Où est le bien de l’interdiction pratique actuelle qui prive la moitié des diocèses de France de la liturgie traditionnelle ? La raison n’est certainement pas à rechercher du côté des fidèles catholiques qui majoritairement ne voient pas d’inconvénient à son extension.

« Une large et bienveillante » application du motu proprio, selon les paroles de Sa Sainteté Jean-Paul II, n’est donc pas un obstacle à l’unité de l’Église ou à son progrès spirituel, mais au contraire un bienfait pour les âmes qui désirent enraciner profondément leur vie chrétienne dans la grande tradition liturgique de l’Église. Puissent nos pasteurs entendre la voix du peuple chrétien !



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Dimanche 11 juin 2006 7 11 /06 /2006 20:23
Nous devons voir que les gens, qui trouvent leur bonheur dans l'ancien rite de l'Eglise, ne font rien de mal. Cela pose-t'il un problème de permettre à nouveau la Messe latine, qui a été si longtemps la norme? Je crois que ces gens ont un sens pour la sainteté, le mystère de la Messe, et du respect pour les coutumes. Pourquoi ne donnons nous pas à ces gens la liberté de célébrer ainsi la Messe?

Cardinal Castrillon-Hoyos, préfet de la congrégation pour le clergé et président de la commission Ecclesia Dei, magazine Profil du 10 juin 2000.



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