► Cathédrale de Reims : paroisse Notre Dame - saint Jacques
(dernier dimanche de janvier 2006)
Discussion avec le prêtre qui célèbre la messe de 9 h 30 :
Nous : « Bonjour, nous sommes des jeunes ménages de Reims qui avons repris une demande faite à l’évêque depuis dix-sept ans pour que la messe traditionnelle dite de saint Pie V puisse être célébrée dans le diocèse en accord avec notre évêque. »
Le prêtre : « Vous parlez latin couramment ? Non ! Moi, oui ! »
Nous : « Félicitations, mon Père, mais là n’est pas la question. Nous ne nous battons pas pour le latin mais pour la liturgie traditionnelle ! »
Le prêtre : « Si vous voulez du latin, vous n’avez qu’à venir à la messe de 9 h 30 à la cathédrale. »
Nous : « Mon Père, la messe de 9 h 30 est célébrée selon le nouveau missel avec quelques pièces de l’ordinaire chantées en latin. Les enfants de choeur qui distribuent la communion sont très dévoués mais il ne s’agit pas là de la messe de 1962 telle qu’elle est autorisée par l’Eglise. »
Le prêtre : « Non, cette messe n’est pas autorisée, elle est simplement tolérée, ça n’a rien à voir ! De toute façon les gens ne comprennent pas le latin, c’est idiot de vouloir cela. »
Nous : « D’abord nous ne sommes pas attachés à la liturgie traditionnelle “parce qu’elle est en latin” mais parce qu’elle nous apporte une grande richesse spirituelle. Mais pourquoi prendre les fidèles pour des imbéciles qui ne comprennent rien à rien ? Pensez-vous que les fidèles qui assistent à votre messe où un petit peu de latin est chanté ne comprennent pas ce qui se dit ? »
Le prêtre : « Bien sûr qu’ils ne comprennent rien ! Ecoutez, ça suffit, j’ai suffisamment souffert du latin dans ma vie de prêtre pour ne pas accepter votre demande. La prière doit être célébrée en français, un point c’est tout ! »
Nous : « Mais, mon Père, c’est votre point de vue, ce n’est pas celui de nombreux fidèles souvent très jeunes, vous ne pouvez pas imposer vos idées à tout le monde ! »
Le prêtre : « Bien sûr que si, je peux les imposer ! »
Nous : « Mais mon Père c’est du fascisme ! »
Le prêtre : « Oui, je suis un peu fasciste sur les bords. »
Puis le prêtre s’en va sans vouloir continuer la discussion. Nous sommes glacés non seulement par le froid qu’il fait mais aussi par les propos de cet ecclésiastique qui nous rappellent les heures les plus sombres de notre histoire…
Une jeune étudiant d’Angers de passage à Reims à l’occasion de la Rencontre Nationale de Chrétiens en Grande Ecole : « Chez nous, l’évêque Mgr Bruguès est hyper ouvert ! Il a accueilli les tradis dans une très belle et grande église juste à côté de la cathédrale et souhaite que ces chrétiens vivent leur foi comme les autres au milieu du diocèse. Ça se passe hyper bien. Je ne comprends pas pourquoi dans d’autres endroits, les choses coincent encore, il faut vivre avec son temps ! »
Un autre étudiant de Bretagne présent à Reims pour les mêmes raisons : « Je n’en reviens pas que l’évêque refuse d’accorder la messe traditionnelle ici car chez nous, à Vannes, c’est notre évêque lui-même qui est venu célébrer la messe tridentine il y a quelques semaines. On est vachement bien, nous, les Bretons ! »
Une dame : « C’est bien, continuez ce que vous faites ! Vous savez, il n’y a pas que vous qui souffrez. Ici, il n’y a pas de place pour les tradis mais pas non plus pour les autres communautés nouvelles. Nous allons aux sessions de Paray-le-Monial de la communauté de l’Emmanuel depuis vingt ans et jamais nous n’avons réussi à dynamiser notre paroisse en ce sens. Reims est un vieux diocèse d’action catholique, c’est terrible ici. »
Un monsieur très agacé par notre banderole Oui à la paix liturgique, non à l’exclusion : « J’espère que Mgr Jordan campera sur ses positions, car les gens comme vous n’ont pas leur place dans l’Eglise d’aujourd’hui. Il ne faut pas vous croire tout permis sous prétexte que Benoît XVI est favorable à vos idées extrémistes. Méfiez-vous, parce que le Pape, il n’est pas éternel ! Après Benoît XVI, vos histoires de latin ce sera terminé ! »
Un jeune homme : « La messe en latin ce n’est pas mon truc mais je trouve que vous avez raison de demander ce que vous voulez car vous faites autant partie de l’Eglise que l’évêque et les prêtres. Et puis ce sont toujours les laïcs qui ont fait avancer les choses dans l’Eglise ! »
► Eglise Saint-Remi : paroisse saint Maurice - saint Remi
(dernier dimanche de janvier 2006)
Un jeune garçon : « Ne savez-vous pas que le concile a interdit la messe en latin et que ceux qui y assistent ne sont plus catholiques ! »
Nous : « De quel concile parlez-vous car nous n’avons jamais entendu dire de telles choses ? »
Le jeune garçon : « Mais de Vatican II bien sûr ! »
Un prêtre prend notre tract et le déchire, fou de rage, avant de le jeter sur la voie publique : « Voilà ce que je fais de votre propagande », « Ne le prenez pas ! dit-il à une paroissienne, ce sont des intégristes ! »
La dame malgré cela prend notre tract et semble surprise par la réaction du prêtre.
Nous nous souvenons qu’il y a quelques mois c’est le même prêtre qui, revêtu des ornements sacerdotaux à la sortie de la messe, avait répondu à un jeune couple qui lui demandait s’il serait possible qu’un prêtre distribue la communion (et pas seulement des laïcs) : « Vous me faites ch… ! » Bel exemple de charité à méditer après la semaine d’unité entre les chrétiens…
Deux dames discutent avec nous : « Ce serait magnifique d’avoir la messe ancienne ici. Je ne me suis jamais trop fait à tout ça. Mon petit-fils qui habite à Versailles a beaucoup de chance car il va dans une paroisse où la messe en latin est célébrée tous les dimanches et même plusieurs fois par dimanche ! Bon courage les jeunes ! »
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