POUR LE PAPE


REMERCIEZ LE PAPE BENOÎT XVI POUR LE MOTU PROPRIO "SUMMORUM PONTIFICUM CURA"!


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Mardi 30 janvier 2007
Chers amis,

Il est de plus en plus clair que de nombreux évêques exercent des pressions sur le Saint Père pour retarder ou même annuler le motu proprio libéralisant la Messe dans le rite de saint Pie V.

Bien sûr, nous n'avons pas besoin de ce nouveau texte pour démontrer que la volonté de l'Eglise est d'autoriser à ceux qui en font la demande de bénéficier "des livres liturgiques en vigueur en 1962". Le motu proprio "Ecclesia Dei" de 1988 est suffisant. Il prouve que tout évêque refusant, comme Monseigneur JORDAN,  les prières des fidèles contrevient ouvertement à la volonté clairement exprimée de l'Eglise.

En revanche, la publication par Benoit XVI de ce motu proprio serait un rappel clair que l'accueil des catholiques traditionalistes dans leur spécificité doit remplacer l'exclusion.

Alors, fidèles "de base", nous vous enjoignons à supplier le pape Benoit XVI de publier au plus vite ce décret libérateur.

Voici les adresses internet auxquelles nous vous proposons d'écrire:

A Sa Sainteté le Pape Benoit XVI: benoitxvi@vatican.va

Au cardinal CASTRILLON-HOYOS: eccdei@ecclsdei.va

Au Nonce, Monseigneur BALDELLI: noncapfr@wanadoo.fr

Au cardinal Jean-Pierre RICARD: diocese@catholiquebordeaux.cef.fr

Suppliez à temps et contre-temps les plus hautes autorités de l'Eglise de mettre fin aux souffrances de trop de catholiques.


Nous comptons sur vous


par Le collectif publié dans : DEFENSE DE L'EGLISE
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Dimanche 14 janvier 2007
Monsieur Luc PERRIN est docteur en Histoire et Maître de conférences. Il est membre de l'Association française d'Histoire religieuse contemporaine.

Monsieur PERRIN a commenté sur le forum catholique notre article ATTENTISME OU ACTION et nous a autorisé à le publier ici. Cette intervention n'engage pas le collectif pour la paix liturgique à Reims, mais comporte une analyse qu'il nous paraît intéressant de partager avec vous.

PAS DE SOLUTION MIRACLE, MAIS UN PAS EN AVANT

1. l'éventuelle "libération" de la Messe romaine traditionnelle n'est pas, paradoxalement, pour les fidèles qui en auraient tant besoin :
- Il serait, en effet, vain et illusoire d'imaginer qu'un Motu proprio, sous quelque forme, puisse à lui seul vaincre tous les obstacles que la mauvaise foi ecclésiastique moderne invente à loisir, ou plutôt ad nutum: un faux argument par requête ...
l'exemple donné d'un lieu inadéquat, d'un horaire invalidant et de prêtre hostile est un cas assez banal en Europe et aux USA, du moins au début de l'application d'Ecclesia Dei.
- Il convient de se rappeler des limites canoniques : un prêtre ne peut célébrer qu'un nombre limité de messes et pour tout dépassement doit avoir l'autorisation de l'évêque.

2. la meilleure solution canonique pour les fidèles traditionalistes est, incontestablement, la "formule Campos", soit une (ou mieux plusieurs) Administration apostolique personnelle.
L'épiscopat français a crié assez haut son opposition entière à la formule pour qu'on ne le sache pas.
Seule cette formule serait centrée sur les besoins des groupes de fidèles et rendrait possible, là où les Ordinaires sont défaillants, la mise en oeuvre du droit théorique reconnu depuis 1984.
L'existence d'une telle Administration contribuerait d'ailleurs certainement, par endroits, à surmonter des obstacles présentés comme insurmontables. L'effet de "stimulation" jouerait ou, mais avec une conséquence positive, l'évêque qui comme M. de Reims rejette radicalement la Tradition liturgique romaine pourrait alléger sa conscience en remettant la charge pastorale de ces groupes à ladite Administration. Du "gagnant, gagnant" comme on dit.

3. l'enjeu de l'éventuel Motu proprio - hypothétique depuis l'été 2005 rappelons le - est cependant bien réel. Il n'y aurait pas eu cette incroyable bronca pour rien. D'ailleurs dans la toute récente interview qu'il a donnée, Mgr Williamson se prononce clairement en faveur d'un tel texte, en dépit de toutes les limites ci-dessus.
- le statut canonique du VOM serait mieux précisé qu'aujourd'hui avec pour conséquence, oh pas d'effet immédiat, d'embarrasser les néo-liturges qui basent leur enseignement sur son dénigrement systématique.
- une célébration privée, au statut incertain aujourd'hui, serait rendue plus facile, ce qui pourrait apporter un GRAND soulagement aux nombreux jeunes prêtres (et aux autres) attirés par la Tradition liturgique. Redonner au clergé une plus grande source de grâce spirituelle n'est pas une petite affaire dans le contexte actuel.
- il y aurait un effet indirect de curiosité dans le plus large public qui ne connaît plus que le morne NOM.
- le clergé assez "légaliste" dans certains pays (pas la France certes !), comme en Allemagne ou aux Etats-Unis, serait plus enclin à célébrer selon le rit traditionnel et ouvrir des lieux de culte.
- surtout et la C.E.F. l'a fort bien compris, l'élargissement de la pratique du VOM serait une étape vers une révision sérieuse du NOM. Le cardinal Ricard a tenu à dire bien haut que cela ne concernait que la FSSPX - c'est certes une condition posée en 2001 pour un dialogue - mais les fidèles habitués à la novlangue catholique moderne auront compris le message subliminal.
Une capitulation de Benoît XVI sur le VOM serait une capitulation sur le terrain liturgique dans son ensemble, terrain qui devrait être une des priorités du pontificat. S'il doit être autre chose qu'une gestion des affaires courantes en attendant l'élection du prochain pape.
Nous sommes donc bien à la croisée des chemins.

L Perrin


par Le collectif publié dans : DOCUMENTS
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Samedi 13 janvier 2007

Nous attendons tous avec impatience le motu proprio que le pape Benoît XVI doit publier prochainement. Ce document pontifical sera la reconnaissance sans contestation possible de la légitimité de nos aspirations.

Ainsi, certains de nos amis nous écrivent pour nous expliquer que notre action est inutile puisque bientôt Monseigneur JORDAN sera dans l’obligation de donner droit à notre demande.

 

Ces amis, qui partagent souvent avec force notre amour pour le rite tridentin, se bercent hélas d’une grande illusion. Cette dernière nous paraît d’ailleurs contre productive dans le combat général.

 

En effet, il nous semble important d’analyser succinctement ce que l’on sait aujourd’hui du prochain document romain puis ce que l’on peut espérer en attendre dans les faits dans notre diocèse de Reims, c’est-à-dire son application par Monseigneur JORDAN.

 

 

Deux certitudes se dégagent des différentes informations qui ont filtrées du Vatican. Le motu proprio contiendra une autorisation pour tout prêtre qui le désire de célébrer les sacrements selon le rite de 1962 et la possibilité pour tout groupe d’au moins 30 ou 50 fidèles le demandant de pouvoir assister à la Messe « traditionnelle » chaque dimanche.

 

La situation dans le diocèse de Reims nous fait affirmer que ce motu proprio risque de ne rien changer du tout d’une part, et que d’autre part, il peut paraître inutile.

 

Il ne changera peut-être rien du tout parce que chacun sait que Monseigneur JORDAN est violemment opposé à toute célébration du rite de saint Pie V, mis à part exceptionnellement pour certains groupes ou mariages.  Cette opposition est si manifeste que nous nous demandons quel prêtre du diocèse oserait braver son archevêque, même avec la bénédiction de Rome. Il est illusoire de penser que le jour de la publication du motu proprio des prêtres du diocèse célèbreront dans le rite antique, ils prendraient trop de risques.

De ce côté-là, restons réalistes.

 

Ne rêvons pas non plus au sujet du second point du document de Benoît XVI.  Bien évidemment, nous remplissons largement les conditions numériques (30 à 50 personnes) qui seraient imposées. Même les chiffres donnés par Monseigneur JORDAN (20 à 30 familles) l’attestent. Cependant, n’oublions pas que nous demandons de pouvoir vivre notre foi avec les livres liturgiques en vigueur en 1962 grâce au ministère d’un prêtre favorable.  Rien ne serait plus facile pour notre archevêque que de nommer un prêtre n’aimant pas ce rite, le montrant et ne sachant pas le célébrer, pour rendre les Messes dominicales difficiles à suivre. D’autre part, il est peu probable que le motu proprio détermine des horaires ou des lieux. Que ferions nous si la seule Messe dans le rite tridentin était célébrée à 17 h 00 à 20 km de Reims ? Les familles seraient dans la quasi impossibilité d’y assister.

 

Non, chers amis, quoique l’on puisse trouver dans le motu proprio, il ne faut pas l’attendre comme la solution miracle.

Nous osons même croire que le motu proprio du pape Jean-Paul II du 2 juillet 1988 est suffisant quand nous y lisons : On devra partout respecter les dispositions intérieures de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine, et cela par une application large et généreuse des directives données en leur temps par le Siège apostolique pour l'usage du missel romain selon l'édition typique de 1962.

C’est d’ailleurs ce que nous avons dit à Monseigneur JORDAN le 12 décembre. Les textes et la volonté de Rome sont suffisamment clairs. Or, notre archevêque ne s’y conforme pas. Un nouveau texte est-il vraiment utile ? Dans d’autres diocèses peut-être, mais chez nous ?

Chers amis, sainte Jeanne d’Arc disait les hommes batailleront et Dieu donnera la victoire .

C’est à cela que nous engage le code de Droit canon dans son article 209 :

§ 2. Les fidèles ont la liberté de faire connaître aux Pasteurs de l'Église leurs besoins surtout spirituels, ainsi que leurs souhaits.

§ 3. Selon le savoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, ils ont le droit et même parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l'Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l'intégrité de la foi et des moeurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l'utilité commune et de la dignité des personnes.

Mais au-delà du Droit, nous pensons à tous ces fidèles isolés, exclus qui souffrent en silence. Beaucoup osent relever la tête aujourd’hui, de nombreux témoignages le montrent. Nous pensons également à toutes ces familles, souvent nombreuses qui souhaitent transmettre à leurs enfants leur attachement à la Messe traditionnelle et qui nous disent leur sentiment d’exclusion. Pour tous ceux-là, et pour nous-même, il nous est interdit de ne rien faire.

 

Jean-Paul II disait que c’est maintenant l’heure des laïcs, il avait bien raison.

POUR AGIR, nous vous proposons de signer la supplique (dans le menu à gauche) ou encore de cliquer ICI.

 

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par Le collectif publié dans : Pour la paix liturgique à Reims
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