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Mercredi 6 décembre 2006
C'est avec émotion que nous avons reçu un message du Père Jean-Marie Huet, official de Namur (Belgique). Il nous parle en effet de la réalité de la paix liturgique, telle qu'elle existe vraiment dans le diocèse de Namur. Ce témoignage, emprunt de charité, prend davantage de poids quand on sait que le Père HUET est attaché au rite dit de Paul VI. Il prône l'harmonie et la paix.
Nous vous proposons donc ce message que nous publions, bien entendu, avec l'accord de son auteur (les passages en gras ont été soulignés par nous):

Bonjour !

Je voudrais vous partager une expérience de célébration de la messe de St Pie V, donc en latin, qui se passe de façon harmonieuse et paisible, en Belgique : diocèse de Namur (dont l'évêque est Mgr Léonard).
Depuis quelques années, nous avons accueilli la Fraternité St-Pierre dans le diocèse de Namur. Pour donner à cette Fraternité un statut canonique et un lieu d'insertion, nous avons érigé une chapellenie canonique. Les confrères de la Fraternité St-Pierre célèbrent la messe du vendredi au dimanche dans une chapelle située sur les hauteurs de la citadelle de Namur (un oeuvre de Vauban !). J'ai proposé de les accueillir pour une messe en latin, précédée d'une demi-heure d'adoration, du lundi au jeudi à 12h00, dans la cathédrale dont je suis archiprêtre. Tout se passe sans problème, avec une dizaine de personnes chaque jour pour l'office de midi à la cathédrale. Je n'ai reçu aucune réaction négative et personne n'a le sentiment d'une "division" de la communauté chrétienne. Bien au contraire, chacun doit pouvoir prier Dieu et intercéder pour le monde selon le rite qui lui convient. Je ne suis pas un traditionaliste. J'avais 15 ans en 1965. Comme tous les fidèles (auxquels on n'a pas demandé leur avis !), après avoir servi la messe de St Pie V depuis mon enfance, j'ai accepté la réforme liturgique. Je suis heureux comme prêtre célébrant la messe en français face au peuple. Mais je comprends parfaitement que des chrétiens désirent prier et célébrer selon l'ancien rite (qui fut tout de même en vigueur dans l'Église romaine pendant des siècles). Et puis ce rite, mon saint patron (St Jean-Marie Vianney) l'a célébré durant toute sa vie de prêtre, et avec quelle efficacité pastorale !
Quand je célèbre la messe à Ars, devant sa châsse, je suis heureux de le rejoindre aussi intimement dans l'eucharistie.
Puisse la paix liturgique s'installer durablement partout : nous avons des combats plus urgents à mener dans le domaine de l'évangélisation et de la libération du monde.

Père Jean-Marie Huet, official de Namur

Merci Mon Père, pour ce témoignage si rempli de charité!

par Le collectif publié dans : Pour la paix liturgique à Reims
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Dimanche 26 novembre 2006

Bien entendu, nous refusons qu’on nous réponde par « il y a du latin » quand nous demandons un rite autorisé par l’Eglise. Si le rite dit de saint Pie V se résumait à une question de latin, nous ne nous battrions pas avec cette obstination contre la discrimination dans le diocèse de Reims.

 

Pourtant, puisque nous lisons dans LA CROIX du 2 novembre que Monseigneur JORDAN affirmerait qu’il est possible d’assister à la Messe chaque dimanche matin à la cathédrale, en latin et en grégorien.

Puisque nous lisons dans L’UNION DE REIMS du 11 novembre que les catholiques rémois à la recherche de tradition, mais désirant rester fidèles à l’Eglise romaine, ont la possibilité de suivre une Messe en latin et grégorien chaque dimanche matin à la cathédrale. Monseigneur JORDAN aurait affirmé que « cela a permis d’éviter à Reims une crise importante »…

 

Il nous parait important de rectifier fermement ces inexactitudes. En effet, les journalistes ont très certainement dû mal interpréter les paroles de notre archevêque.

 

Nous vous livrons tout d’abord un mail reçu :

 

Dimanche dernier, après avoir lu dans L’UNION que la Messe de la cathédrale était en latin et en grégorien, j’y suis allé avec ma femme et mes enfants. J’ai été très déçu. Il y a bien un chœur qui chante du grégorien, le kyriale en latin. Mais rien d’autre. Je ne pense pas que le prêtre, qui n’a pas l’air heureux d’être là, prononce plus que dix mots en latin.

La prière eucharistique fut si courte que je n’ai pas eu le temps de prier. Ce sont les enfants de chœur qui ont donné la communion.

Il faut que vous disiez que ce qu’a dit Monseigneur JORDAN est faux.

( Nous précisons à notre auteur que le journaliste n’a pas dû bien comprendre ce que Monseigneur JORDAN lui a dit. En effet, notre archevêque est pleinement au courant des célébrations dans son diocèse)

 

D’autre part, nous apprenons qu’un prêtre de Reims a voulu célébrer aujourd’hui la Messe selon le rite Paul VI entièrement en latin. IL N’EN N’A PAS EU LE DROIT. L’archevêché lui a fait savoir cette interdiction.

 

Ces deux exemples montrent sans doute possible qu’il ne faut pas croire que l’on peut assister à une Messe en latin et grégorien à Reims, si l’on veut rester en communion avec le père du diocèse.

 

D’autre part, l’article de L’UNION prétend qu’il n’y a pas de crise importante dans le diocèse de Reims. Mais tous les fidèles savent que nous traversons une crise très importante dans le domaine liturgique. L’exclusion de plusieurs centaines de catholiques n’est plus supportée par l’immense majorité des paroissiens des églises de Reims.

 

 

Rappelons en conclusion ce que nous écrivions au début de cet article. Ce que nous demandons, soutenus par tant d’intervention du pape, est de pouvoir vivre notre foi selon les livres liturgiques de 1962. Le latin n’en est qu’une conséquence. Mais quand nous voyons l’exclusion s’étendre dans la plus totale contradiction avec ce que demande le Vatican, nous ne pouvons qu’être une fois encore scandalisés.

 

 

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par Le collectif publié dans : Pour la paix liturgique à Reims
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Mardi 14 novembre 2006

Supplique adressée à Monseigneur JORDAN, Archevêque de Reims

 

Fidèles du diocèse de Reims, nous vous demandons humblement  d’autoriser la célébration des sacrements selon les livres liturgiques en vigueur en 1962.

Nous ne demandons aucun privilège, mais l’application large et généreuse voulue par le Pape Jean-Paul II dans son motu proprio Ecclesia Dei Adflicta :

A tous ces fidèles catholiques qui se sentent attachés à certaines formes liturgiques et disciplinaires antérieures de la tradition latine, je désire aussi manifester ma volonté - à laquelle je demande que s'associent les évêques et tous ceux qui ont un ministère pastoral dans l'Eglise - de leur faciliter la communion ecclésiale grâce à des mesures nécessaires pour garantir le respect de leurs aspirations. (Jean-Paul II ; 2 juillet 1988)

C’est avec confiance que nous nous adressons à vous qui êtes, comme archevêque de Reims, le père de tous. Nous croyons que vous aurez à cœur de répondre favorablement à la demande d’une partie du troupeau qui vous est confié.

Nous vous supplions donc d’accueillir tous vos enfants, fidèles à l’Eglise et à sa Loi.

 

NOM                         PRENOM                  ADRESSE                     SIGNATURE

 

 

 

 

A RETOURNER A

COLLECTIF51

La ferme du château

51480 COURTAGNON

http://www.paixliturgiquereims.org/

ou par mail à : collectif51@tiscali.fr


 

A ce jour, 93 signatures représentant 204 personnes nous sont parvenues! Soit une moyenne de plus de 2 par jours depuis le 1er octobre. Merci et poursuivez vos efforts!

TELECHARGEZ LA SUPPLIQUE ICI

(format word)



 

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par Le collectif publié dans : Pour la paix liturgique à Reims
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