Lundi 2 juin 2008
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Le Pape a donné l'exemple
Les déclarations que l'abbé John Berg , supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint Pierre a faites à Daniel Hamiche et que publie
l'Homme nouveau de samedi dernier, apportent à propos de l'érection à Rome d'une paroisse personnelle , des précisions capitales sur l'application du Motu Proprio du 07/07/07 par le Pape,
dans le diocèse dont il est l'évêque.
Cette paroisse personnelle a reçu pour église la Santissima Trinita dei Pellegrini. Rappelons qu'une paroisse est dite "personnelle"
non point parce qu'elle serait le privilège personnel conféré à un prêtre particulier ; mais parce qu'lele est délimitée par l'adhésion personnelle des fidèles qui en font partie, tandis qu'une
paroisse ordinaire est délimitée par son territoire. Néanmoins la paroisse personelle fait normalement partie du diocèse.
Des précisisons rendues publiques par l'abbé John Berg ressort notamment
1) le désservant de la paroisse, l'abbé Kramer , a été présenté par le supérieur général et agrée par le diocèse.
2) le décret d'érection " stipule clairement qu'elle [ la paroisse] est confiée à la FSSP".../...L'abbé Kramer est donc à la fois curé et recteur de l'église, ce qui garantit que la
FSSP en aura l'usage continu.../.... C'est une paroisse pleine et entière , où l'on aura le catéchisme et les activités de groupes de fidèles qui façonnent la vie d'une paroisse.
3) Car voici le plus important, qui authentifie explicitement les points précédents :
" le contrat passé avec le diocèse de Rome .../... souligne les devoirs [ du desservant] de demeurer fidèle au charisme particulier de sa communauté.
On accueille sans surprise, mais avec toute l'indignation légitime, la révélation du fait que cette paroisse personelle de Rome est la première obtenue par la Fraternité Saint Pierre en
Europe. Il y a donc tout de même un dicocèse Europe où le Pape peut imposer sa volonté, c'est le sien.
Les autres paroisses personnelles de la FSSP sont aux Etats-Unis ( 6) , au Canada (2) , au Nigéria (1). L'épiscopat européen, ou plus
exactement, les sectaires qui exploitent et manipulent sa "collégialité " conservent à l'égard des rites tradtionnels de l'Eglise une hostilité farouche et militante quasiment
haineuse.
C'est ainsi que se manifeste une tendance qui est exactement l'inverse de ce que Benoît XVI a fait à Rome. Elle consiste, en France, à transformer l'accueil des tradis ( devenu inévitable)
en un piège avec plusieurs étapes. C'es à dire détacher de la fraternité Saint Pierre les prêtres qui en sont membres pour les intégrer progressivement aux rites diocésains actuels : la catéchèse
pour adultes de gauche à la place du catéchisme pour enfants baptisés, la funeste concélébration avec l'arrogante comunion dans la main, l'agenouillement interdit, la célébration spectaculaire
face aux fidèles, la soummission à la prépotence de la laïcité républicaine et de sa lutte contre toute espèce de discrimination , pour lmétissage universel des religions, des ethnies et des
civilisations.
Tout cela relève d'un même esprit et participe à la même subversion.
Depuis une quarantaine d'années, la fidélité intrépide à la messe, aux sacrements, au
catéchisme traditionnels , de prêtres et de laïcs plus ou moins regroupés dans ou autour de la FSSP, FSSPX, L'ICRSP, l'IBP, la CRC ( etc...) apporte à l'Eglise un témoignage sur la
continuité de son être historique et sur la nécéssaire permanence surnaturelle et temporelle de son apostolat.
Tel est , avec la permanence de leur jeunesse, le "charisme" commun de ces divers instituts. Il y a eu ici ou là des problèmes canoniques et des questions administratives à régler,
oui.
Mais non pas en écrasant ou en cherchant à piéger ce charisme.
Jean Madiran dans le quotidien PRESENT
Notre commentaire : Cet article explicite bien le manque de tolérance , le rejet dont sont victimes , en tout déni de droit , les
instituts et les fidèles qui souhaitent vivre au jour le jour leur Foi dans les formes liturgiques et doctrinales traditionnelles. Celles sont , pour eux et leurs enfants , le meilleur moyen de
combattre le subjectivisme et le relativisme du monde contemporain , condamnés encore très récemment par le Saint Père.
Quand au diocèse de Reims, l'exclusion continue de plus belle .
Un délégué de Paix Liturgique a rencontré tout récemment à Rome Monseigneur Camille Perl , vice-président de la Commission Pontificale Ecclesia Dei et a pu exposer la situation rémoise ,
tout en lui remettant en mains propres un dossier complet . Monseigneur Perl a montré une grande bienveillance , et semble avoir bien compris que ce mépris des fidèles et des
clercs par l'autorité épiscopale est un scandale pour beaucoup d'âmes.
VOS AVIS!